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Le 25 mars 1864, un journaliste de l’Autogaphe demande à Jacques Offenbach de se décrire. Voici sa réponse :

« Je suis venu au monde à Cologne : le jour de ma naissance, je me rappelle parfaitement qu’on me berçait avec des mélodies.
J’ai joué de toutes sortes d’instruments, un peu, du violoncelle, beaucoup. Je suis arrivé à Paris à l’âge de treize ans. J’ai été au Conservatoire comme élève, à l’Opéra-Comique comme violoncelliste, plus tard, au Théâtre-Français, comme chef d’orchestre.
J’ai frappé avec courage, mais vainement, pendant une dizaine d’années à la porte de l’Opéra-Comique pour me faire recevoir un acte. J’ai créé, alors, le théâtre des Bouffes-Parisiens : dans l’espace de sept ans, je me suis reçu, monté et joué une cinquantaine d’opérettes. J’ai abdiqué comme directeur, il y a deux ans. Comme compositeur, j’ai commencé par les Deux Aveugles et je viens de finir par les Géorgiennes.
Il me sera beaucoup pardonné parce que je me suis beaucoup joué. Je suis Français depuis trois ans, grâce à l’Empereur qui a daigné m’accorder mes lettres de grande naturalisation : j’ai été nommé chevalier de la Légion d’honneur, il y a deux ans.
Je ne vous parle ni de mes nombreux succès, ni de mes quelques chutes : le succès ne m’a jamais rendu fier, la chute ne m’a jamais abattu. Je ne vous parlerai jamais de mes qualités ni de mes défauts. J’ai pourtant un vice terrible, invincible, c’est de toujours travailler. Je le regrette pour ceux qui n’aiment pas ma musique, car je mourrai certainement avec une mélodie au bout de ma plume.
Bien et toujours à vous,
                                                      Jacques Offenbach »

Evidemment, à cette date, alors qu’il a déjà écrit Orphée aux Enfers (qui sera joué plus de 1.000 fois de son vivant) et la Belle Hélène, qu’il a déjà été joué à l’Opéra-Comique (avec Barkouf) et à l’Opéra (avec son ballet Le Papillon) et que l’Opéra de Vienne a monté son grand opéra (Die Rheinnixen), Offenbach ne peut pas imaginer que les 16 années qu’il lui reste à vivre seront marquées par la direction d’une autre salle (Théâtre de la Gaîté à Paris), d’incroyables succès (La Vie parisienne, Barbe-Bleue, La Grande-Duchesse de Gérolstein, La Périchole, Les Brigands, Le Roi Carotte, Madame l’Archiduc, Le Voyage dans la Lune, La Fille du Tambour-major, entre autres), une grande tournée aux Etats-Unis d’Amérique (1876) et des œuvres jouées à l’Opéra-Comique : Robinson Crusoé, Vert-Vert, Fantasio et aussi son ultime chef-d’œuvre Les Contes d’Hoffmann.
Bien plus que le « père de l’opérette » (en fait inventée par Hervé), Offenbach s’impose comme le « père français de l’opéra-bouffe », en digne héritier de Rossini, qui le qualifia de « petit Mozart des Champs-Elysées »…
Son incroyable répertoire compte plus de 100 pièces pour la scène, de nombreuses musiques de salon et mélodies, des pièces concertantes… et beaucoup restent à être (re)découvertes !

Jacques OFFENBACH
(1819 Cologne-
             1880 Paris)

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Barcarolle des Contes d’Hoffmann